Samedi 7 novembre 2009
Malmenant, giflant, fouettant, frappant, ses mains s’agrippent tordent, plient, cassent, malmènent. Ses hurlements déchaînés ont la force des coups qui s’abattent
sans relâche, grondements rageurs, souffles furieux.
Il est partout à la fois sans jamais se montrer nulle part et si l’on sait sa présence c’est par ce vacarme épouvantable répandu alentour, ou encore par ce spectre de poussière déboulant comme une cavalerie paradant dans un galop fulgurant.
Chaque assaut semble engendrer et nourrir la puissance du suivant. Aucun ne meurt mais héroïque et conquérant s’intègre à l'escouade assoiffée d’une haine ravageuse et vengeresse.
Après ce combat d’une nuit qui ajoute son insondable noirceur au tableau dantesque enfin sa force faiblit. Osant de loqueteuses provocations, s’essayant à d’ultimes époumonements qui restent plainte étranglée, amorçant des uppercuts qui n’atteignent aucun cible, titubant d’épuisement l ‘échine rompue au ras du sol, il quitte l‘arène.
Chétifs fanaux, les lueurs de l’aube naissante s’éparpillent comme autant d’yeux aux paupières mi closes qui hésitent à s’ouvrir d’avantage, refusant la brutale confrontation avec ce qu n’est plus que cauchemar tandis que la nuit s’en est allée emportant dans son macabre suaire le monstre repu.
De sa gargantuesque ripaille gisent les maigres reliefs: fractures, déchirures, fêlures, coupures, cassures, autant de blessures dévastant jusqu’à l’âme qui bouleversée par autant de désolation se répand en un calamiteux sanglot car comment donner plus quand il ne reste plus rien.
Février 2009, une tempête de plus...
Il est partout à la fois sans jamais se montrer nulle part et si l’on sait sa présence c’est par ce vacarme épouvantable répandu alentour, ou encore par ce spectre de poussière déboulant comme une cavalerie paradant dans un galop fulgurant.
Chaque assaut semble engendrer et nourrir la puissance du suivant. Aucun ne meurt mais héroïque et conquérant s’intègre à l'escouade assoiffée d’une haine ravageuse et vengeresse.
Après ce combat d’une nuit qui ajoute son insondable noirceur au tableau dantesque enfin sa force faiblit. Osant de loqueteuses provocations, s’essayant à d’ultimes époumonements qui restent plainte étranglée, amorçant des uppercuts qui n’atteignent aucun cible, titubant d’épuisement l ‘échine rompue au ras du sol, il quitte l‘arène.
Chétifs fanaux, les lueurs de l’aube naissante s’éparpillent comme autant d’yeux aux paupières mi closes qui hésitent à s’ouvrir d’avantage, refusant la brutale confrontation avec ce qu n’est plus que cauchemar tandis que la nuit s’en est allée emportant dans son macabre suaire le monstre repu.
De sa gargantuesque ripaille gisent les maigres reliefs: fractures, déchirures, fêlures, coupures, cassures, autant de blessures dévastant jusqu’à l’âme qui bouleversée par autant de désolation se répand en un calamiteux sanglot car comment donner plus quand il ne reste plus rien.
Février 2009, une tempête de plus...
Par toujours des mots
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Publié dans : écriture
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